Perahim. De Bucarest à Paris. De l'avant-garde à l'épanouissement

Perahim. De Bucarest à Paris. De l'avant-garde à l'épanouissement
Perahim intro

Introduction


L'exposition Perahim (1914-2008). De Bucarest à Paris. De l'avant-garde à l'épanouissement est l'aboutissement de la fructueuse collaboration du MASC et du musée Cantini. Nos deux institutions font oeuvre de découverte et d'engagement en valorisant régulièrement le parcours d'artistes remarquables rarement présentés au public.

Première exposition

Première exposition


Jules Perahim présente sa première exposition personnelle en avril 1932. L'allocution d'ouverture de Gherasim Luca, publiée simultanément par Unu, prévient le public que ce qu'il va voir est "joyeusement fou". Dans le numéro suivant, un compte rendu plus prolixe en qualificatifs pittoresques de Stephan Roll parle pêle-mêle d'"amoncellement de feu", de "réactions chimiques", de "nébulosités", de "rythmes tourmentés" et s'achève en "cauchemar plastique permanent". Sa dernière phrase est cependant pour rassurer : "Perahim est en pleine période de recherche et de travail pour fuir (...) l'esthétique obtuse".

Autoportrait

Autoportrait


En 1930, Jules Perahim est un jeune homme lorsqu'il réalise cet autoportrait, mais ce qui nous surprend surtout, c'est l'évolution de sa technique graphique qui procède ici par longues, très longues lignes sinueuses qui tiennent à la fois de l'automatisme et de l'assurance du geste - l'artiste prendra parfois plaisir à dessiner ainsi à toutes les époques de sa carrière.

Les Arbres1

Les Arbres


Des expertises hâtives ont voulu faire de Jules Perahim un surgeon du peintre catalan Salvador Dali. Il est vrai que dans L'Herbe à l'aube (1932) les mains coupées qui dansent au-dessus de leur ombre au sol appellent à l'esprit les moignons des peintures de Dali, mais tout l'environnement et notamment l'herbe drue nous situent dans un autre monde. On a surtout remarqué en ce début des années 1930 une présence des arbres commune à Dali et au jeune Perahim.

L'Alphabet

L'Alphabet


Il convient de s'arrêter sur L'Alphabet (1974) car cet album de lithographies perpétue le souvenir du jeune Perahim d'Equilibre parfait (1932), où un gymnaste retrouvait la position de la douzième lame du tarot, un homme calmement pendu par un pied entre deux arbres. La reprise lithographique se fonde à la fois sur les vingt-deux arcanes du tarot et sur les vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu.

L'Afrique

L'Afrique


En 1972, il fait un séjour en Afrique du Sud-Est et notamment en Zambie. Il en sera d'autant plus durablement impressionné qu'il y est retourné en 1975. L'Afrique lui fait découvrir une mentalité et des croyances autres, d'autres modes de vie, une autre faune, une autre flore et tout cela sera pour plusieurs années une saine provocation pour son art.

Les dernières années

Les dernières années


Les deux dernières décennies du siècle ne sont ni les moins riches ni les moins actives de Jules Perahim : la peinture, l'art graphique, la scénographie, l'écriture même qui accompagne ses albums de dessins et, évidemment, les expositions qui se multiplient en France et à l'étranger.