Chaissac Mécénat

 

Gaston Chaissac (1910-1964)

Longtemps tenue pour marginale, l'oeuvre de Gaston Chaissac, dont on a dit qu'il était un " bricoleur de génie ", apparaît de plus en plus dans son originalité et son ampleur. Saluée en son temps par Jean Dubuffet, Jean Paulhan, Raymond Queneau et bien d'autres, elle a pu, vers 1946, s'apparenter à ce que Dubuffet a défini comme l'Art Brut. Une exclusion, justifiée par ce dernier, de la fameuse collection, puis un regard maintenant rétrospectif sur cette oeuvre d'une richesse foisonnante, étayée par une production littéraire abondante (poèmes et lettres) en ont révélé l'importance et la complexité. Chaissac démontre, dans le contexte de l'art des années 50, comment cette époque, à la suite de la conquête de l'art abstrait, a été soucieuse d'une expression libre et spontanée. Eclectique, inventive, intuitive, l'oeuvre de Chaissac ne peut mieux se définir, selon une expression de son auteur, que comme une peinture" rustique moderne".

Né à Avallon en 1910, Gaston Chaissac fait très tôt l'apprentissage de divers métiers avant de rencontrer en 1937 à Paris, Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss qui l'initient à la peinture Il expose à Paris pour la première fois en 1939. En 1942, il travaille à Saint-Rémy de Provence dans un atelier de bourrellerie ; il rencontre alors un certain nombre d'artistes qui l'encouragent dont Albert Gleizes, André Lhote et Charles Mauron. En 1943, il s'installe avec sa famille à Boulogne en Vendée. En 1943-1945, il expose au Salon des Indépendants où Raymond Queneau, Jean Paulhan et Jean Dubuffet le remarquent ; c'est le début d'une abondante correspondance avec eux. Dubuffet préface d'ailleurs son exposition parisienne à la galerie L'Arcen-Ciel en 1947. En 1948, il s'installe à Sainte-Florence de l'Oie (Vendée) où sa femme est nommée institutrice. En 1951, paraît aux éditions Gallimard, Hippobosque au bocage, recueil de lettres et poèmes réunis par Jean Dubuffet. De 1958 à 1960, il collabore régulièrement à la nouvelle NRF. Il vit cependant de plus en plus isolé dans une région qui ne lui accorde guère que des sarcasmes. Pourtant l'année de l'installation de sa fa mille à Vix, en 1961, est celle d'une reconnaissance parisienne à la galerie Iris Clert. Il meurt trois ans plus tard en 1964 à l'hôpital de La Roche-sur-Yon, dans le dénuement qu'il avait connu toute sa vie.

Le musée national d'art moderne lui consacre en 1973, un rétrospective qui le fait, une dizaine d'années après sa mort, définitivement reconnaître comme l'un des meilleurs créateurs de son époque. Il a également fait l'objet de deux rétrospectives majeures en 1998 au musée des Beaux-Arts de Nantes et en 2000, à la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris.

 

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Jeudi 14 décembre 2017 à 18h30

Conférence des Amis du MASC André Breton et l'art magique Par Jeanne-Bathilde...

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