Croisements

Croisements
Launois
03 avr.
05 mars

Croisements

 

La collection d’art moderne croise les territoires autour de quelques figures passerelles entremêlant l’histoire locale, tournée vers la mer et l’histoire de l’art, reflet des avant-gardes et des mouvements artistiques de la première moitié du XXe siècle.

L’œuvre de Charles Milcendeau, père de l’école de Saint-Jean-de-Monts et maître de Jean Launois, inaugure la nouvelle présentation des collections, qui se poursuit par l’évocation des mouvements modernes : par la déferlante de la couleur fauve ou la fragmentation des plans cubistes chez Henri Le Fauconnier, André Dunoyer de Segonzac, Alberto Magnelli, Marcelle Cahn ou Léopold Survage.

Les vues du remblai des Sables d’Olonne peintes par Albert Marquet ouvrent sur un art assagi, inscrit dans le mouvement de Retour à l’ordre qui se met en place à l’issue de la Première Guerre mondiale. Le vent de la révolution surréaliste, et son lot de merveilleux et de mystère, souffle également sur les arts à partir de la parution du premier Manifeste en 1924. Victor Brauner, peintre d’origine roumaine, rejoint le groupe en 1933 et en devient une figure éminente. Le MASC, qui conserve deux de ses séries majeures, Onomatomanies (1948) et Mythologies et la Fête des mères (1965), lui consacre une salle entière.

L’enfance, la folie, la voyance, sont des thèmes qui donnent aux recherches artistiques une nouvelle vitalité. L’art brut, inventé par Dubuffet, l’art naïf ou encore la peinture rustique moderne de Chaissac témoignent du désir d’un art accessible à « l’homme du commun », qui germe loin des capitales et des académies.

Au sortir du second conflit mondial, l’abstraction, mise au point dès les années 1910, sort de sa confidentialité pour se partager en deux grandes tendances : froide et géométrique d’un côté, chaude et lyrique de l’autre.

Sous les combles du XVIIe siècle, trésor architectural du musée, les dessins et estampes issus du cabinet d’arts graphiques, fondé grâce à la donation de Charles et Pierrette Sorlier, reviennent sur l’époque durant laquelle Paris était la capitale incontestable des arts.

 

Avec des œuvres de : Max Beckman, Roger Bissière, Gaston Chaissac, Serge Charchoune, André Derain, Henry Dimier, Jean Dubuffet, André Dunoyer de Segonzac, Henri Le Fauconnier, André Fraye, Marcel Gromaire, Jean Hélion, Charles Lapicque, Jean Launois, Jules Lefranc, Lydia Luzanovsky, Alberto Magnelli, Albert Marquet, Amédée de La Patellière, Max Pechstein, Anton Prinner, Hans Richter, Henry Simon, Léopold Survage, Henri de Waroquier