Victor Brauner

Les collections

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          De son premier voyage à Paris en 1925, l'artiste d'origine roumaine Victor Brauner revient fortement marqué par l'œuvre métaphysique de Giorgio De Chirico, dont il reprend, à l'instar de Salvador Dali, Max Ernst ou René Magritte, la manière illusionniste et onirique. En 1930, installé à Montrouge, rue du Moulin vert, il fréquente Jacques Hérold, Constantin Brancusi et Yves Tanguy, qui le présente à André Breton. Il participe activement aux activités du groupe surréaliste jusqu'à son exclusion en 1948, suite à la mise à l'écart de Roberto Matta contre laquelle il s'était insurgé.

 

          Artiste visionnaire, Victor Brauner avait peint en 1931 la prémonition de la perte de son œil gauche, survenue en 1938 lors d'une altercation entre deux camarades. A partir de références qu'il partage avec les surréalistes, l'attrait pour les arts primitifs, les sciences occultes et la psychanalyse, l'artiste a élaboré un langage plastique propre, évoluant vers l'épure, la stylisation, et le hiératisme des figures, femmes universelles, chimères ou créatures hybrides.

 

Les Onomatomanies

 

          Depuis 1987, grâce au legs de Jacqueline-Victor Brauner, le musée dispose d'un ensemble d'oeuvres provenant de la série des Onomatomanies. A l'origine, il s'agit d'une suite de 37 tableaux réalisés par l'artiste dont la série " Victor Victorel " s'attache plus particulièrement à des sujets érotiques.
En 1949, l'artiste prend ses distances avec le mouvement surréaliste. Il se détache progressivement de l'utilisation de références cabalistiques et ésotériques pour se plonger dans l'étude de lui-même, dans le sens de la psychanalyse. La provocation, l'humour de Brauner va logiquement aboutir en 1948 à son exclusion du surréalisme à la suite de Roberto Matta... Les Onomatomanies constituent une sorte de déclinaison de l'identité de l'artiste.

 

Mythologies et Fêtes des Mères

 

          En 1982, le musée de l'Abbaye Sainte-Croix faisait l'acquisition de 11 tableaux de la série Mythologies et la Fête des Mères, grâce à l'aide du Fonds Régional d'Acquisitions des Musées.
L'ensemble de ses œuvres réalisées en 1965 par l'artiste, dans son atelier de Varangeville, fut présenté juste après sa mort à la galerie Alexandre Iolas à Paris (1966). L'artiste avait eu le temps d'imaginer un plan d'accrochage des œuvres restituant son idée première. Ainsi, chacun peut mesurer l'importance de cette série, considérée comme "le testament du peintre et la synthèse qui tout à la fois résume son oeuvre et la renouvelle par l'originalité audacieuse de sa conception".
L'ensemble complet réunit 14 pièces : 9 "Mythologies" et 4 "Mères" auxquelles s'ajoutent le Bel animal moderne, assemblage de bois tenant autant de la sculpture que de la peinture. Toutes les œuvres sont assemblées selon le principe identique d'un panneau de toile peinte encastré dans un cadre de bois également peint et conçu selon une forme plus ou moins évocatrice.

Gaston Chaissac est également un artiste à découvrir.

 

Agenda

Jeudi 27 avril 2017 à 18h30

Conférence des Amis du MASC Valeur de l'art contemporain Par Dominique...

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Contact

Musée de l'Abbaye Sainte-CroixRue de Verdun
85100 Les Sables d'Olonne
Tél : 02 51 32 01 16
musee@lessablesdolonne.fr

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